
Le mardi 27 mai 2026, le lycée Jean‑Racine a consacré une journée entière à la découverte du codage et de la robotique en réunissant plusieurs niveaux scolaires. Des élèves de CE2 de l’école Victor-Hugo de Montdidier, des classes de 4e du collège de Moreuil et des lycéens de seconde se sont retrouvés au sein de l’établissement pour travailler côte à côte autour de projets numériques variés. L’idée directrice était de montrer que la programmation peut être abordée dès le primaire et que les élèves peuvent devenir, à leur tour, médiateurs de savoirs auprès d’autres jeunes.
Tout au long de la journée, des ateliers tournants ont été proposés. Chaque groupe d’élèves présentait une réalisation préparée en cours d’année, avec le soutien de ses enseignants, puis la faisait découvrir aux autres. Les activités alternaient démonstrations, explications et manipulations, afin que chacun puisse passer du rôle de spectateur à celui d’acteur.
Les élèves de seconde ont ouvert le bal avec leurs dragsters automatisés. Ces véhicules miniatures, conçus et pilotés grâce à des programmes en Python, illustraient comment des notions abstraites (variables, conditions, capteurs) peuvent se traduire en comportements concrets : départ chronométré, trajectoire rectiligne, arrêt à un point précis. Une élève de la classe a également présenté le robot humanoïde Nao, suscitant beaucoup de questions sur son fonctionnement, ses capteurs et ses possibilités d’interaction.
Les collégiens de 4e ont ensuite pris le relais avec leurs robots MBot et leurs montages à base de cartes Arduino. Ils ont montré comment faire suivre une ligne à un robot, éviter un obstacle ou réagir à la lumière. Les plus jeunes ont ainsi pu voir, de manière simple, comment on passe d’un algorithme sur écran à un comportement observable sur un robot en mouvement.
Les élèves de CE2 n’étaient pas en reste : ils avaient préparé des petites histoires interactives réalisées avec Scratch Jr. En faisant programmer des déplacements, des dialogues ou de simples animations, ils ont montré qu’on peut déjà, à cet âge, structurer une suite d’actions et raisonner en termes d’ordres et d’événements. Les lycéens ont pu constater que les bases de la pensée informatique s’installent très tôt.
À l’issue de cette journée, les enseignants comme les élèves ont souligné plusieurs apports : une meilleure compréhension de ce qu’est réellement la programmation, une curiosité ravivée pour les sciences et le numérique, et un sentiment de continuité entre école, collège et lycée. L’expérience a également renforcé les liens entre les établissements partenaires, ouvrant la voie à d’autres projets communs.
Les équipes envisagent déjà de reconduire cette rencontre et d’y associer, à l’avenir, de nouvelles écoles ou collèges afin d’élargir encore le cercle des participants.





